Les Rôlistes Techniques de MJ – 2

Bonjour,

voici un autre sketch sur les cruelles techniques de maître de jeu visant à anéantir la volonté des joueurs. Garanti 200% issue d’histoires vécues et véridiques, même que c’est écrit dans le Nécronomicon.

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Les Rôlistes Techniques de MJ -1

Bonjour,

en dehors des épisodes des rôlistes « scénarisés », mes amis et moi, voulons rendre les choses plus dynamiques, d’où des petits épisodes plus courts. Dans nos projets nous souhaitons développer ce concept et faire des variantes.

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Les Rôlistes Episode 2

Bonjour,

voici l’épisode 2 des Rôlistes. Contrairement à la version Youteub, j’ai ici retravaillé le son pour le rendre plus « audible ».

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Les Rôlistes Episode 1

Bonjour,

voici l’épisode 1 des Rôlistes. Le son n’est pas très bon au début. Jade, dit « Mais au faite, c’est quoi un jeu de rôle? ».

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Les Rôlistes Episode Pilote

Bonjour à tous,

voici le tout premier épisode des Rôlistes. C’est aussi l’épisode qui a vécu le plus de péripéties (Une année et demi de retard…voir plus) : Tournages et re-tournages suite à de mauvaises prises de vues, faux raccords, problèmes de lumière, problèmes de son, modification de scénario, montage compliqué (Un Apple qui rend l’âme, des formats de fichiers Vidéo à convertir pendant des heures, des transmission de fichiers qui ne se font pas…). Bref…voici.

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Gamer’s Life – Premiers épisode TEST

Salut à tous,

Nicolas Chastagnier écrit et réalise une web série petit format basée sur le monde des Gamers.

Épisode 1

Épisode 2

Enjoy!

 

 

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Le Cycle des Tardigrades – 1ère partie Genèse : Clock

Le Cycle des Tardigrades

1ère partie Genèse : Clock

Les nano circuits ne faisaient aucuns bruits mais Clock redoutait les flux d’électrons qui y transitaient. Ses mains écailleuses manipulaient avec précaution le bras mécaniques de la chambre blanche.

« Avez-vous fini noble savant ? » fit Agam Am, le chef de la garde d’honneur, dans son dos.

Sa langue fourchue essuya d’un revers ses joues de cuir. Clock concentré ne répondit que lorsque le branchement fut réalisé.

« C’est fait » fit-il suintant par les pores de son corps reptilien.

« Bien, la maison royale vous félicite. Bientôt le méta-monde sera sous notre égide » s’exclama le maître des armées. Le gigantesque tricératops s’avança vers lui et écrasa sur l’épaule de Clock sa lourde main gantée.

« Toutefois, vous et vos hommes devez restés vigilant. L’interface méta physique peut subir des déconnexions intempestives. » Fit Clock anxieux. Si la mission échouait par sa faute, la reine ptérodactyle pouvait réduire à néant ses recherches sur la science incorporelle.

« Clock, nous serons prudent. Si nous venions à échouer, personne ne vous en voudra. Nous avons tous conscience que cette mission est suicidaire. Mais il faut bien que quelqu’un fasse quelque chose pour sauver l’Empire du centre » répondit Agam Am d’un ton solennel.

« Les perturbations actuelles nécessitent-elles un si grand sacrifice ? Après tout, la variable de Cram Och répond au modèle actuel de la fin du grand tout, mais rien n’indique que la survie de notre espèce est garantie en se réfugiant dans le méta-monde… » Ajouta Clock en courbant la tête désemparé. La caste des Stégosaure avait travaillé si dur sur ce projet fou, et voilà que les théories des physiciens venaient annoncer la fin du monde matériel. Sa caste n’était qu’au stade embryonnaire concernant ce projet et soudainement il leur fallait le rendre opérationnel pour sauver l’espèce.

« Vous savez comme moi que vous êtes notre seul espoir. Bien sur, nous mourrons. Et alors ? Si cela peut permettre aux autres membres de l’empire de survivre, alors ce n’est pas un vain sacrifice. Les calculs de Cram Och prouvent que la masse du système galactique est arrive à un point critique et que les conséquences risquent d’anéantir toute vie. Il est sage de sauvegarder nos esprit en lieu sur en attendant que le système renaisse. Ce méta-monde est notre seul espoir. » Trancha Agam Am sans ciller. « Préparez le voyage » Ordonna-t-il.

Agam Am avait tellement risqué le cuir de sa peau blindée que la vue du danger lui était une simple formalité. Sa tête entourée d’une collerette osseuse était désormais brisé par les siècles. Les implants cybernétiques et les chirurgies réparatrices avaient permis de lui donner une apparence vaguement tardigradienne. Ses cornes encore dressées avaient eu quotidiennement leurs libations sanglantes au cours des milliers de guerres spatiales auquel il eut la chance insolente de survivre. Ce géant de trois mètre avait pourtant toujours eu un cœur de poète. Du fin fond des tranchées et sous les monticules de cadavres, les vers de ses auteurs favoris ainsi que ceux qui lui venaient du fond de l’âme, sortaient de son bec osseux sans prévenir. Durant le massacre de Galebeb, alors que ses hommes ployaient sous le feu des pillards, Agam Am se mit à chanter un poème de Valdis, poète parmi les plus compliqués et ancien, ce qui stupéfia les soldats. De nouveau clairvoyant et concentré malgré la situation désespérée, Agam Am sorti de derrière les décombres qui le protégeaient des tirs ennemis. Il courut sans peur, la mort sur les talons. L’ennemi médusé manqua à chaque coup comme ci un pouvoir déviait les balles. Arrivé au corps à corps sur un poste armée d’un canon hyper laser lourd, Agam Am décapita la sentinelle et se saisi de l’arme dévastatrice. Les soldats ennemis périrent sans comprendre comment une telle chose fut possible. Alors que la tourelle hyper laser brûlait les pillards, Agam Am poursuivit par une à ode à la joie que Valdis écrivit jadis pour fêter la naissance de son premier fils.

Pour des raisons que tous ignorait, Agam Am s’était retiré de la garde royale. Ancien et sage, il prit ses fonctions dans la garde d’honneur. Cette élite réputée pour être toujours en première ligne dans les conflits mystérieux en bordure de l’Empire. Les croyances racontaient tant de choses sur des guerres secrètes avec d’autres races, mais jamais aucune information véritable ne vint étayer les rumeurs.

Clock laissa ses assistants préparer les scanner quantiques. Il était temps pour lui d’appeler Larkoth avant le départ de l’expédition du méta-monde. Isolé dans le sas anti infectons, il activa l’implant acoustique en pressant légèrement sa tempe droite. Depuis quelques siècles, l’Ordre Génétique Impérial lui avait confié le soin d’une femelle se sang pur. Larkoth, dernière porteuse d’un gène unique, venait de la lointaine planète d’Astrovia réputée pour son désert de sable mauve s’étendant sur non moins de la moitié de la surface. La mission impériale pour l’accouplement optimal décréta qu’en combinaison avec l’un de ceux que portait Clock, extrêmement rare, ceci permettrait une nouvelle lignée. L’Ordre avait fait preuve de charité à cette seule condition car malgré sa récente renommée son pedigree était largement inférieur à celle de Larkoth. Savant depuis si longtemps que ses pointes dorsales avaient désormais autant de piquant qu’une éponge humide, son cœur et son cerveau dédiés à la seule cause du savoir fondamental, il n’était pas parvenu à accepter cette décision extérieure qui lui imposa Larkoth. Leurs relations coïtales ne purent donc aboutir pendant les dernières décennies ce qui rendit son épouse légale dans un état si épouvantable qu’il filouta perpétuellement afin de se tenir loin d’elle. Après un appel de Larkoth devant le tribunal des affaires conjugales, l’Ordre Génétique Impérial finit par imposer à Clock des rapports réguliers afin qu’une progéniture puisse naître de leur union. Non que les responsabilités d’une progéniture n’effrayèrent Clock. Seulement, Larkoth avait une personnalité qui l’étouffait avec une telle force, qu’il se sentait mieux respirer loin d’elle. Il repoussait avec effroi l’idée de passer auprès d’elle les éons nécessaire à l’élevage d’une portée. Elle le rabaissait, l’humiliait, le castrait en permanence. Toute sa science était vaine en face des arguments de cette femelle féroce. Elle balayait ses humeurs d’un regard et le faisait tournoyer comme un pantin ridicule en un froncement de sourcil. Ce n’était pas tant sa fierté écrasée qui luttait contre cette femme, mais une partie de lui-même, libre et enfantine, profondément enfouie dans son être, qui hurlait à la mort contre elle.

Clock sorti fébrilement le communicateur universel et composa la fréquence de son foyer. Larkoth répondit dès les premiers grésillements de la ligne.

« Oui ? » fit-elle, la voix déjà pleine de colère.

« C’est moi…Clock… » Déglutit-il. Même s’il avait murement réfléchi depuis plusieurs mois à ce qu’il allait annoncer, il se sentait soudain atone, victime d’une angoisse débilitante.

« Vous avez encore trois quart d’heure pour le coït du jour. J’espère que vous saurez vous montre un peu plus à la hauteur. Vous êtes d’une mollesse accablante et d’une maladresse telle que je me demande comment le conseil génétique peut ainsi trouver vos gènes favorables à l’espèce ! » s’écria-t-elle.

Clock sentit suinter sa transpiration au travers de l’épaisse couche écailleuse de son crâne.

« Larkoth…je pars avec l’escouade des gardes d’honneur. Adieu » fut tout ce qu’il pu ajouter. Il coupa la communication sans laisser à Larkoth le temps de le foudroyer verbalement ; Il était lâche, oui. Mais que pouvait-il faire de plus ? Tout cela était pur mensonge, mais il n’avait pas le choix. Il voulait fuir et ne jamais revenir. Quitter à jamais ce monde, cet Empire qui le répugnait. Car au fond, Larkoth symbolisait plus qu’une femelle tyrannique, elle était le leitmotiv d’un Empire mourant qui voulait emporter dans sa folie procédurière l’ensemble de ses sujets.

L’assistant qui devait accompagner l’escouade se préparait lorsque Clock vint le congédier. Un peu surpris, celui-ci quitta la salle de préparation après un moment d’hésitation. La parade de Clock sera vite découverte, mais d’ici là il sera ailleurs. Les agents de la pureté génétique seront floués et Larkoth rageuse saccagera leur logement avec impuissance.

L’escouade était prête. Les œufs de connexion baignaient dans un nuage électromagnétique si intense que le corps de leurs hôtes ne tiendrait que peu de temps sans leurs tenues de protection. Clock caché par l’épais scaphandre de protection rejoignit les cinq soldats.

Clock régla les mesures sur le panneau de contrôle et s’assura que nul ne pourrait pénétrer la zone en verrouillant le sas. Il accompagna chaque soldat aux œufs de connexion et régla les paramètres de chacun. Les agents de la pureté génétique étaient probablement déjà en route. Clock réfléchissait au plus vite pour peaufiner les réglages. Cependant, une seule erreur et il pouvait condamner ces cinq membres de la garde d’honneur. Les scaphandres de sureté arrimés à l’intérieur des œufs et les paramètres de connexion ajustés, Clock s’installa dans l’œuf qui lui était dédié. Ayant préparé sa fuite, les réglages ne lui prirent que peu de temps. Il enclencha la mise à feu.

« 5 » fit la voix synthétique.

Clock refusa la piqure d’anesthésie totale. Il avait cependant rendu cette procédure obligatoire pour les soldats.

« 4 »

Clock recalcula l’ensemble des paramètres. Le doute l’assaillait.

« 3 »

Son cerveau reptilien résolvait des polynômes à la vitesse de l’éclaire. Foudroyant les équations ave anxiété, Clock était le dernier rempart en cas d’erreur à pouvoir faire tout arrêter.

« 2 »

La variable ! La variable de Cram Och ! Un mauvais pressentiment. Non. Les résultats son sans failles. Les hypothèses et a marge d’erreur infime. Mais pourtant…un horrible doute et un goût de fer dans la bouche.

« 1 »

Clock ouvrit les yeux terrifié. Il avait comprit ce qui avait échappé à l’ensemble du collège des savants émérites de l’Empire. Sa main pivota. Soudain trois agents de la pureté génétique percutèrent avec fureur le sas blindé. La main de Clock recula dans un spasme de frayeur.

« 0 » fit le voix synthétique.

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Les chaussures marrons

Les chaussures marrons

Tu étais la, allongé sur le sol. Les contours de ta peau fripée rattachée à une base solide qui avait parcourue des kilomètres de poussière, de roches rouges et de racines nouées. Les nœuds de ton crâne avaient connu les vents de la lointaine Afrique, et depuis lors, ils semblaient si secs que je me demandais : quand tomberont-ils en poussière, craquant dans l’espace comme un arbre desséché au bord d’une ancienne rivière inépuisable. Tes yeux d’acier avaient quant à eux gardé le souvenir des soleils de rouille qui creusent en l’âme humaine des royaumes imaginaires immortels.

J’ai entendu les derniers couinements de ta peau. Tu te tordais, en lamentation, à l’intérieur de ce toi-même émergeant que je voyais. Je ne comprenais pas tout ce qu’on ton être immergeais cachait. Comment aurai-je pu deviner ce filet de cheveux grisonnant entourant une tête ovoïde aux traits caractéristique de la bonhommie des anciens bourgeois de Flandre.

J’ignorais jusqu’alors tout de ce nez droit, presqu’aztèque, exigeant, pointant vers des mondes lointains, de ces narines carrées faites pour humer des odeurs cartésiennes.

J’ignorais tout de ces sourcils au froncement sévère, énervé et rebelle de père qui coupe net les racines des dévots Luthérien.

Et comment se rendre compte de ces yeux ? Alors que mon regard contemplait la carrure imposante d’une bête en carton, masquant les larmes de ton cuir marronnasse. Ces yeux malins et usés. Une étoffe grise désabusé sur un fond d’espièglerie blanche. Un regard qui sait aller droit au but, sauter par delà les murs de la fatalité.

Ton menton fuit encore un passé que tes jambes hagardes mais courageuses entrainent au loin des sentiers battus. Rattaché à la base de ta gorge, ce menton muraille est coiffé de lèvres de papier si fines que tu t’y couperais la langue si tu ne savais point user des mots et des sons afin d’en jouer pour être entendu par tes semblables. Au dessus des lèvres, cette moustache poivrée se marre bien avec tes pommettes rigolardes. Les molécules de Leffe ont fait de ce lieu un havre de paix qui quotidiennement s’humidifie au contact de la substance monastique pour mieux faire vibrer tes zygomatiques rubicondes.

Tout cela était lumière invisible à l’enfant que j’étais, de toute mon infime longueur je rampais tel le serpent du jardin d’Eden. Mon père était cette paire de chaussure. Celle de tous ces voyages. Ces chaussures aux lacets cramoisis, aux œillères oxydées et à la semelle vampirisée par les puissances telluriques.

Mon père, dans mes premiers jours de conscience éveillée. Mon père était ce duo de chaussure.

Et il partit sans encombre arpenter le monde.

Ce n’est que les chaussures remplies à nouveau de poussières d’étoiles qu’il revint donner à son fils; un visage.

Le visage du père.

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ALLEMAGNE – BERLIN

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