L’ami

Ma toute première histoire!!!!!

 

L’ami

Invité chez un ami très cher

De ceux que l’on n’oubli pas

Le  haut manoir se dresse

Tel un phare dans la brume

Au sommet d’une colline déchiquetée

 

Suivant un domestique sans age

Je parcourai un labyrinthe de couloir

Aussi étroits que sombres.

 

Mon ami m’attendait

Confortablement assis

Fumant le narguilé

Une épaisse fumée jaune

Emplissait le petit salon

 

« Ah!, très cher quelle joie de vous accueillir dans mon humble demeure ! »fit-il en se levant d’une façon flegmatique. La plupart de ses trophées de chasses reposaient sur les vastes murs

On les distinguait mal

Dans la poie jaunâtre qui régnait

Et nous parlâmes longtemps du passé

Puis il me demanda si j’appréciais ses trophées

Je répondis que oui, pour ne point l’offenser

« Savez vous, que parfois j’ai l’impression qu’ils me voient,

me regardent… »

L’épais nuage s’était amoindri

et déjà de nombreuses têtes se montrèrent

Leurs yeux vitreux n’exprimaient rien.

« Vous ne les voyez pas toutes,

certaines sont encore cachées par la fumée »

Ajouta  mon ami en se levant promptement.

« Suivez-moi, j’ai de très beaux spécimens »

Je me levais, emboîtant le pas de mon hôte ;

J’eus la sensation que les têtes se penchèrent

Pour nous suivre de leur regard vide.

Nous avançâmes longtemps.

Les trophées étaient si nombreux !

Parfois les traits de leur visage

Etaient horriblement déformés.

Aussi, certains animaux étranges

M’étaient totalement inconnus.

Parfois des silhouettes difformes m’apparurent

Derrière l’écran de fumé, et si je les avais vu,

J’en serai devenu fou.

« Ma plus belle œuvre se trouve ici »

Je me tournais alors dans la direction que pointait mon ami.

Ce que j’aperçus me glaça le sang ! La tête de mon hôte trônait

Parmi les trophées de chasses.

Et la brume se mis à s’épaissir soudainement.

Et les têtes s’agitèrent, ouvrirent les yeux et gémirent.

Je courus sous un tumulte de cri inhumain.

Puis, je trébuchai  sur quelque chose : le corps, encore chaud,

De mon ami décapité.

Hurlant, je repris la fuite. Une fois devant la porte du salon,

Avant de sortir, je m’arrêtais stupéfait : un être diabolique se prélassait

Sur le fauteuil de mon ami. Ses têtes me fixèrent avec haine,

Crachant cette fumée immonde.

« Comment trouvez-vous cette collection ? Mon très cher ami… »

Share SHARE
Ce contenu a été publié dans Accueil, Poèmes, Texte. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire